Ottawa et Queen’s Park songent à rendre obligatoire l’information nutritionnelle sur les menus des chaînes de restauration

OTTAWA (Le 8 mai 2012) — Bill Jeffery, LLB, coordonnateur national du Centre for Science in the Public Interest (CSPI), a commenté ainsi les récentes initiatives du Conseil de santé d’Ottawa (la stratégie HEAL) et un projet de loi privé déposé aujourd’hui par un député devant la Législature ontarienne :

Tandis que les politiciens fédéraux tergiversent encore sur la présence obligatoire de renseignements nutritionnels sur les menus de restaurant, les chaînes américaines seront bientôt tenues d’indiquer le compte de calories et la teneur en sodium sur leurs menus. Même les diététistes professionnelles ne peuvent estimer avec exactitude le nombre de calories et le taux de sodium des plats de restaurant. Selon un rapport publié par le CSPI en février dernier intitulé « Writing on the Wall : Time to put nutrition information on restaurant menus » (C’est écrit sur le mur : il est temps d’afficher les valeurs nutritionnelles sur les menus de restaurant), il est démontré que les plats de restaurant sont habituellement riches en calories et en sodium et que des variations pouvant aller du double au quintuple étaient couramment observées dans des produits de même catégorie, dans les mêmes établissements. Plusieurs clients soucieux de leur santé feraient des choix différents et les restaurants seraient susceptibles de modifier leurs menus si le compte de calories et la teneur en sodium étaient affichés sur les menus. Voyez par vous-mêmes :

  • Le sandwich de déjeuner Tim Hortons à la saucisse, aux œufs et au fromage contient près du double des calories (soit 530 calories) du muffin anglais avec œuf et saucisse (280 calories);
  • Le sandwich au bœuf Angus, au bacon et au fromage McDonald’s contient près de trois fois plus de sodium (soit 1 990 mg) que le sandwich Big Xtra (700 mg).

Deux importantes études, une portant sur 8 000 clients de chaînes de restaurant de New York et l’autre sur les registres de 100 000 transactions chez Starbucks, indiquent que des réductions de 11 à 14 pour cent du nombre de calories pourraient être effectuées et que les effets seraient amplifiés chez les personnes qui signalent lire les étiquettes et ce, seulement pour les aliments (en excluant les breuvages).

Aujourd’hui, le CSPI publiait une déclaration exigeant le dévoilement des calories et du sodium dans les chaines de restauration. Cette déclaration comportait les signatures de 24 groupes et spécialistes dont l’Association canadienne du diabète, le Réseau canadien contre les accidents cérébro-vasculaires, Hypertension artérielle Canada, le Réseau canadien pour la santé des femmes, les Diététistes du Canada, la Childhood Obesity Foundation, le Conseil du secteur du conditionnement physique du Canada et les Médecins de santé publique du Canada.

Pour en savoir plus, adressez-vous à :
Bill Jeffery au 613-244-7337 (poste 1), à [email protected], ou lisez sa déposition devant le Conseil de santé d’Ottawa ou encore ses commentaires sur le projet de loi ontarien, sur le site http://www.cspinet.org/canada/foodlabelling.html